Formations


Bienvenue sur l'espace de formation.

La plateforme de formation de la communauté e-santé vous permet d’améliorer vos connaissances et de vous former grâce à ses modules de formation réalisés par l’Agence du Numérique en Santé et ses partenaires.

Sur cette page vous trouverez :

La présentation du SMT

Les formations générales

Les formations spécifiques

Qu'est-ce qu'une Terminologie ?

Synthèse des différences ressources sémantiques

FAQ

Présentation du SMT

Pourquoi créer un Serveur Multi-Terminologies ?

Dans le but de poursuivre sa mission, l’ANS, se dote d’un Serveur Multi-Terminologies afin d’assurer un service de publication des terminologies public et gratuit via un guichet unique.

La mise en œuvre de ce Serveur Multi-Terminologies permet à l’ANS de répondre aux enjeux de :
standardisation de la diffusion des Terminologies via un point d’entrée unique et institutionnel à destination des professionnels et du grand public ;
centralisation de l’hébergement et de la gestion des Terminologies ;
amélioration des processus de gestion et de diffusion des Terminologies au sein de l’ANS Santé.

Notamment dans un contexte de :
croissance continue du nombre de Terminologies,
manque d’harmonisation des processus de gestion des Terminologies,
d’hétérogénéité des formats, des canaux de publication et de support.

Par ailleurs :
• Le catalogue du CGTS regroupant 34 terminologies n’est pas interopérable.
• Les terminologies peuvent être téléchargées et consultées, mais elles ne peuvent pas être mises en relation.
• Le serveur SMT va permettre de créer des liaisons entre les terminologies.

Formations générales

Web sémantique et web de données
Ce cours vous propose de vous former aux standards du Web de données et du Web sémantique, langages qui permettent entre autres, de représenter et de publier des données liées sur le Web d'interroger et de sélectionner ces données à distance et au travers du Web de représenter des vocabulaires et de raisonner et déduire de nouvelles données pour enrichir les descriptions publiées et enfin, de tracer et de suivre l’histoire des données.

L'interopérabilité appliquée à la biologie médicale
Pour accompagner les laboratoires dans la mise en conformité avec le décret biologie de 2016, ce module de formation présente la structuration des données et la terminologie LOINC.  

Comment implémenter la nomenclature LOINC dans un dictionnaire interne d’examens de biologie ?
Comment utiliser la nomenclature LOINC ?

Consulter également la FAQ sur LOINC

Cadre d’interopérabilité
Les systèmes d’information doivent être communicants pour favoriser la coopération des professionnels dans le cadre des parcours de santé centrés sur le patient (l’usager), et pour aider la décision médicale.
Le Cadre d’Interopérabilité des Systèmes d’Information de Santé (CI-SIS) fixe les règles d’une informatique de santé communicante.

Formations spécifiques

Vous pouvez suivre le e-learning sur la formation CIM 11
Vous pouvez suivre le e-learning sur la formation ICF

Qu'est ce qu'une Terminologie ?

Une ressource sémantique est un ensemble de concepts définis par des termes permettant de décrire un ou plusieurs domaines de connaissance. Selon leur complexité plusieurs types de ressources peuvent être distingués : les dictionnaires, les taxonomies, les thésaurus, les terminologies et les ontologies.

Listes / Dictionnaires / Glossaires :
Les dictionnaires (ou glossaires ou listes) correspondent aux ressources sémantiques les plus simples. Selon le dictionnaire Larousse, une liste est « une suite de mots de nombres, de noms de personnes, de choses le plus souvent inscrites l'une au-dessous de l'autre ». La liste est synonyme de catalogue.
Un dictionnaire associe à une liste de termes une notion et une définition. C’est « un ouvrage didactique constitué par un ensemble d'articles dont l'entrée constitue un mot, indépendants les uns des autres et rangés dans un ordre déterminé, le plus souvent alphabétique ».
Le glossaire porte la notion de spécialisation : il s’agit « du nom donné à certains dictionnaires alphabétiques portant sur un domaine spécialisé ou à certains dictionnaires bilingues ».
Ce type de ressource fournit un matériel brut difficilement utilisable par une machine, mais aide l’humain à structurer et à représenter une information de manière uniforme.

Taxonomie :
Le terme « Taxonomie » (parfois aussi dénommée classification) est très utilisé par les anglo-saxons pour désigner la « science de la classification » et par extension tout système de classification/catégorisation. Une taxonomie contient des catégories organisées hiérarchiquement. Elle sert à classifier, organiser des connaissances. La seule relation entre concepts existant dans la taxonomie est la subsomption (relation d'inclusion entre des concepts, aussi dénommée "est un").
La fonction première d’une taxonomie est de classer. Elle permet de regrouper plusieurs concepts différents sous un concept parent commun. Par exemple, l’Erythromycine et l’Amoxicilline sont des Antibiotiques. Les règles de classification sont très formelles. Par exemple NCBI Taxonomy est la taxonomie de l’ensemble du vivant dont le génome est actuellement séquencé. Elle est maintenue par un groupe de scientifiques qui alignent cette taxonomie avec les autres taxonomies des sciences de la vie et la littérature taxonomique.
Il n’y a pas de définitions logiques permettant aux machines de distinguer les concepts les uns par rapport aux autres en dehors d’une organisation hiérarchique.
Les classifications comme la CIM-10 visent à couvrir tout un champ d’indexation et ont des concepts pour cela comme « Infarctus, sans autre précision » (SAP en français, NOP en anglais). Ils respectent le principe d’avoir une mono-hiérarchie de concepts mutuellement disjoints et couvrant totalement le domaine (Jointly Exhaustive Mutually Disjoint Principle – JEPD).

Thesaurus :
Un thésaurus est une liste structurée et hiérarchisée des termes d’un domaine du savoir plus ou moins large. Chacun des termes est relié à d’autres par divers types de relations hiérarchiques ou associatives (synonymes, termes associés, classification). Par exemple : une maladie par carence est un terme générique synonyme de trouble nutritionnel ou trouble du métabolisme. Ce terme est relié par une relation de subsomption aux carences en vitamines, aux carences minérales, et aux carences en oligo-éléments. Il est associé à la notion de malnutrition (Terme associé).
Un thésaurus sert généralement à indexer des contenus ou des ressources avec des mots-clés et à les rechercher (avec les mêmes mots-clés). Les règles de construction n’ont pas besoin d’être formelles compte tenu de l’utilisation du thésaurus. L’objectif est une large couverture du domaine pour une indexation optimale. Le thésaurus MeSH (Medical Subject Headings) est le thésaurus de référence dans le domaine médical. Il est construit et mis à jour par l’U.S. National Library of Medicine. Il est utilisé notamment pour indexer les articles scientifiques du domaine biomédical et permettre une interrogation sémantique de la base de données bibliographiques MEDLINE.

Terminologie :
Une « terminologie » est « un ensemble de concepts représentant la réalité définie par des termes appartenant à un langage spécifique » (ISO 1087-1, 2000).
Un concept est « une unité de connaissance créée par une combinaison unique de caractères ». Le concept correspond à une image ou une idée créée dans notre cerveau lorsqu’on nous présente un objet. Cet objet peut être physique (par exemple, une voiture) ou abstrait (par exemple, la vitesse).
Un concept peut être représenté par une désignation, c’est-à-dire un signe qui le dénote. Un terme est une désignation verbale d’un concept dans un domaine spécifique. Ce concept crée donc la connexion entre l’objet et la désignation. Cela est représenté par le triangle sémiotique d’Ogden-Richard. Ce concept crée donc la connexion entre l’objet et la désignation.
La construction d’une terminologie passe par une démarche systématique pour rechercher les termes spécifiques les plus pertinents pour une discipline ou un domaine de connaissances dans un contexte d’utilisation particulier.
Le but de documenter le vocabulaire est de promouvoir une utilisation cohérente. Une terminologie est par ailleurs destinée à un utilisateur humain et est principalement utilisée par les experts de domaines.
D’après ISO 1087, il y a plusieurs types possibles de relations dans une terminologie :
1. Les relations hiérarchiques entre deux concepts qui peuvent être génériques (un concept est plus spécifique que l’autre) ou partitif (un concept fait partie d’un autre).
2. Les relations associatives pragmatiques entre deux concepts qui n’ont pas de relation hiérarchique mais une connexion basée sur l’expérience (par exemple enseignement et éducation).

Ontologie :
Dans son sens premier, l’ontologie vise à étudier ce qui existe, sa dissection en composants irréductibles, non-redondants et les relations entre eux. En informatique, une ontologie permet de formaliser des concepts propres à un domaine en utilisant un vocabulaire défini composé de :

  • Classes (ou concepts), qui représentent une famille / groupe :
    • Chaque classe contient une ou plusieurs instance(s) (ou individu(s)) ;
    • Une instance peut appartenir à plusieurs concepts.
  • Relations, qui sont dirigées et décrivent le type d’interaction entre :
    • Deux classes ;
    • Une classe et une instance ;
    • Deux instances.

Cet ensemble de classes (ou d’individus) interconnectés par des relations forment ainsi une structure mathématique appelée graphe. Pour être plus précis, la structure taxinomique de l’arbre est un graphe orienté acyclique (Direct Acyclic Graph – DAG – en anglais). Pour en revenir à un point de vue plus cognitif, l’ontologie est un modèle de représentation des connaissances, i.e. une conceptualisation, qui est ensuite mise dans un modèle formel pour permettre un certain nombre de tests de cohérences et de raisonnement.

Structure d'une ontologie et ses relations

Synthèse des différentes ressources sémantiques

Classification des ressources sémantiques en fonction de l’organisation de leurs composants

FAQ

Qu’est ce que le CGTS ?

Le Centre de Gestion des Terminologies de Santé a donc pour mission de se charger de cette maîtrise d’ouvrage opérationnelle des ressources sémantiques, mais aussi du guichet national de publication, ainsi que de l’accompagnement des utilisateurs. En France, le CGTS regroupe à date au sein de son catalogue 34 Terminologies couvrant un grand nombre de domaines médicaux.

Pourquoi toutes les terminologies de santé ne sont pas dans le SMT ?

De nombreuses terminologies sont constamment créées et ne sont pas contrôlées. Le CGTS n’en a pas connaissance et ne peut pas les intégrer dans le SMT.
De plus, le catalogue actuel est basé sur les terminologies utilisées au sein du CI-SIS. Et c'est la gouvernance des terminologies de santé qui décide des terminologies à publier par le SMT

Qu’est-ce qu’une ressource sémantique ? Une Terminologie ?

Utilisées aussi bien entre machines, entre humains et entre humains et machines, les ressources sémantiques constituent un langage et un bien commun. Elles sont le socle nécessaire à la dématérialisation de disciplines telles que la production et la coordination des soins, la recherche médicale ou le pilotage médico-économique.

Quelles sont les Terminologies en usage en France ? Combien y en a-t-il ? Quel problème posent-elles ?

CIM-10, la CIM-11, la CCAM, ADICAP, Cladimed, Medicabase, la SNOMED 3.5VF, LOINC, MedDRA, ISO IDMP, EphMRA, ATC, CIS, CIP, UCD,…

Peut-il y avoir une unique Terminologies en santé ?

Une unique Terminologie ne pourra pas être en mesure de couvrir l’ensemble des domaines et des cas d’usages de la Santé, : chaque domaine étant administré par une communauté d’experts, et de nouveaux domaines pouvant être révélés régulièrement, des Terminologies « spécifiques » seront toujours nécessaires.

Je suis un éditeur de logiciel français, quelles Terminologies dois-je intégrer ?

Un éditeur de logiciel santé&social intègre généralement plusieurs Terminologies couvrant les cas d’usage « de base » : noms et codes des communes, noms et codes des langues, des pays… Il intègre ensuite généralement des « Terminologies socle » (Terminologie de médicament, de DM, de facturation, administratives…) puis des Terminologies spécifiques à son métier (Terminologie du vivant, Terminologie spécifique à la cardiologie, à la gériatrie…).

Je suis une Maison ou un Centre de Santé (MCS), j’ai acheté des solutions logicielles pour supporter mon activité, sur quelles Terminologies dois-je veiller, en lien avec mon éditeur ?

Le programme de labellisation des Centres et Maisons de santé, créé pour organiser la montée en gamme des logiciels tout en répondant aux besoins d’exercices interdisciplinaires des MCS, s’accompagne d’un cahier des charges basé sur l’ISO 10781 "Modèle fonctionnel d'un système de dossier informatisé de santé". Ce cahier des charges évoque la CISP-2 (soins primaires) pour « capturer les facteurs de santé », la CIM-10, la CISP-2 ou le DRC pour « coder un problème » ou pour « exploiter les données ». Les logiciels doivent pouvoir afficher à l’utilisateur la « table de transcodage » vers la CIM-10.

Qu’est-ce qu’une ontologie ?

Une ontologie est le produit de l’ingénierie de la connaissance. C’est le type de ressources sémantiques le plus complet (présence de liens entre concepts, présence de synonymes, possibilités de raisonnement…). Il est décrit dans l’annexe bibliographique de l’« étude DNS ».

Quelles sont les ontologies de santé ?

CCAM n’est pas publiée dans un format ontologique standard mais c’est une des seules ontologies formelles utilisée en France ;
HPO (génétique), ORDO (maladies rares) sont des ontologies. De même, quelques Terminologies ad-hoc telles que celles construites sur la base de Menelas (OntoMenelas, OntolUrgence), OntoParon sont des ontologies.

Qu'est-ce que l’interopérabilité ?

L’interopérabilité est la capacité que possède un produit ou un système, dont les interfaces sont intégralement connues, à fonctionner avec d'autres produits ou systèmes existants ou futurs et ce sans restriction d'accès ou de mise en œuvre.

Peut-on restreindre le nombre de Terminologies en usage ?

Le nombre de Terminologies en usage ne fait et ne fera que croitre, suivant la progression du savoir et des domaines de connaissance nouveaux à couvrir. Afin de favoriser l’interopérabilité, l’Etat peut se doter de « doctrine » instaurant par exemple un principe de non-prolifération des Terminologies, principe qui viserait à éviter de préconiser plusieurs Terminologies pour un domaine de connaissance donné.

Comment vérifier qu’une Terminologie est « complète » ?

Une Terminologie peut être considérée comme complète si elle couvre l’ensemble des concepts du domaine qu’elle cherche à représenter. Une Terminologie est vivante, et ne peut être « complète » qu’à un instant « t ». Une Terminologie « complète » n’est donc pas pour autant « terminée ».

Comment vérifier qu’une Terminologie est « correcte » ?

Une terminologie peut être considérée comme correcte si
ses concepts soient correctement représentés, d’une manière précise et cohérente tout en assurant une couverture optimale du domaine ou cas d’usage en question ;
si les axiomes déduits des liaisons entre les concepts sont justes et utiles.

Quelles sont les critères d’évaluation d’une Terminologie par l’Etat ?

Critère 1 : Terminologie conçue par une Unité de Production de l’ANS
Critère 2 : Terminologie conçue par une Unité de Production avec laquelle un conventionnement est en place
Critère 3 :Terminologie en usage
Critère 4 : Terminologie compatible avec le droit qui s’impose à l’ANS
Critère 5 : Terminologie de référence
Critère 6 : Terminologie « ouverte »
Critère 7 : Maturité de l’Unité de production en charge de la conception et de la maintenance de la Terminologie
Critère 8 : Terminologie ancillaire locale / « petites Terminologies »
Critère 9 : Terminologie conçue par une Unité de Production « fragile » / Terminologie conçue par une Unité de production ne disposant pas d’un point de distribution.